Récepteur OC 40 et 80 mètres
Électronique

La figure 84 illustre le schéma de principe d'un récepteur à transistors spécialement étudié à la réception des bandes radioamateurs sur 40 et 80 m.

Le transistor T1 de type AF117 ou AF127 est monté en détecteur à superréaction. Il s'agit d'un montage « reflex », c'est-à-dire que le transistor T1 assure la fonction d'amplificateur haute fréquence et en même temps de préamplificateur basse fréquence.

La partie haute fréquence est essentiellement composée du bobinage L1 qui comporte plusieurs prises d'adaptations.

Le condensateur variable CV2 d'accord est monté en parallèle sur celui de gamme CV1. La manœuvre du condensateur d'accord doit, pour la recherche des émissions être effectuée très lentement.

Le rôle du condensateur CV1 est de faciliter cette recherche en étalant la bande de fréquences.

Le circuit d'accord est relié à l'antenne par l'intermédiaire d'un condensateur ajustable CV4 qui permet de jouer artificiellement sur la longueur d'antenne.

Les oscillations hautes fréquence sont entretenues au moyen du condensateur de réaction CV3.

Le niveau de réaction est ajusté par P1.

Le signal basse fréquence, se trouvant aux bornes de la diode D2 et la masse (+9V) grâce à C2, est reporté au premier transistor T1 à travers la base.

Dans le circuit collecteur de T1 est disposée une bobine d'arrêt.

L'alimentation en continu du collecteur de T1 est réalisée grâce au primaire du (prise médiane non reliée) transformateur TRSS17 en série avec une résistance de 270Ω.

Les tensions basses fréquences apparaissent au secondaire du transformateur TRSS117 qui assure l'adaptation d'impédances du transistor T2 monté en préamplificateur BF. Ce dernier a sa base polarisée par le point R4, R2, C4.

La charge de collecteur de T2 type AC125 est de 4,7kΩ. Au niveau du collecteur de T2, C5 assure la liaison à T3 type AC126 dont la polarisation de base est assurée par R7 et R6.

La capacité C7 est utile car elle supprime les sons produits par la superréaction.

Le casque adopté est un type « haute impédance » de 2kΩ.

L’alimentation est assurée par 2 piles de 4,5V reliées en série.

Montage

La partie délicate réside en la confection du bobinage L1. Ce dernier peut être exécuté sur un mandrin de bakélite ou de stéatite. Pour la réalisation du support de ce bobinage on peut utiliser des culots de vieilles lampes américaines à cinq broches sur lesquels on a encastré un tube de bakélite d'un diamètre de 25 mm et d'une hauteur de 80mm.

Le culot de ces lampes est en bakélite d'excellente qualité et permet d'éloigner le bobinage du petit châssis.

Le bobinage L1 comporte en tout 48 spires de fil de 0,8mm émaillé enroulées donc sur un diamètre de 25mm avec un écartement de 6,5 spires par cm.

Les trois prises sont respectivement effectuées à 7, 21 et 31 spires à partir de la partie inférieure.

On commence par percer un trou dans le mandrin de bakélite pour le départ de la partie inférieure du bobinage.

On passe ensuite le fil dans ce trou et l'on procède à un bobinage d'essai pour repérer l'emplacement des prises. La figure 85 illustre l'aspect d'un tel bobinage`.

Le condensateur CV4 peut être un type ajustable à air Transco, ainsi que celui de réaction CV3.

L'aspect et le repérage des armatures d'un tel condensateur est indiqué à la figure 86.

Le condensateur variable d'accord CV2 doit être un modèle démultiplié, une solution pratique consiste à employer un modèle pour FM de 2 X 12pF à deux cages Aréna (les 2 cages étant montées en parallèle).

Le condensateur d'étalement peut être un modèle des surplus classiques de 100pF.

La self de choc L1 haute fréquence est un modèle R100. On peut toutefois en réaliser une soi-même en bobinant 100 spires de fil de 0,2mm sous soie sur un petit mandrin de 6mm de diamètre en bakélite.

Le repérage des électrodes du transistor AF117 est indiqué à la figure 87.

le blindage de ce transistor doit être relié à la niasse (+9V). D'autre part le câblage de la partie haute fréquence doit être le plus « aéré » possible avec des connexions courtes et rigides.

De plus, les connexions aboutissant de A à C doivent être soudées en un seul point.

Le bobinage L1 doit être non seulement éloigné de la masse mais aussi de la self de choc.

La sélection des prises d'antenne est réalisée par l'intermédiaire d'un contacteur à trois positions. L'antenne pourra avoir une longueur approximative de 5 à 10 mètres. Bien qu'une antenne extérieure ne soit pas indispensable, une bonne connexion de masse à une prise de terre, améliore considérablement la sensibilité et la stabilité.

L'ensemble peut être monté sur un petit châssis de 130mm de long et 80 mm de largeur en tôle cadmiée.

L'emploi de barrettes relais à cosses facilite le câblage.

Mise au point

La mise au point reste simple et ne nécessite par conséquent aucun appareil de mesure. Le condensateur CV1 étant à peu près à la moitié de sa valeur, il suffit de manœuvrer le potentiomètre P1 pour obtenir dans le casque un sifflement ou un souffle caractéristique comme le bruit d'une chute d'eau.

S'il n'en était pas ainsi il conviendrait de recommencer la manœuvre de P1 en modifiant simultanément la valeur de CV3 condensateur de réaction.

L'entretien des oscillations obtenu, la recherche des émissions est effectuée à l'aide de CV1 et de CV2. Afin d'obtenir le maximum de stabilité, les contrôles de polarisation P1 et de réaction CV3 devront être disposés aussi loin que possible du point critique d'amorçage des oscillations.

Dans le cas de réceptions de signaux lointains, il sera nécessaire d'opérer dans le voisinage du point d'amorçage surtout avec CV3.

Signalons qu'avec le récepteur nous avons pu capter, outre les émissions de radio-amateurs, beaucoup d'émissions de radiodiffusion étrangères surtout à la tombée de la nuit. Ces émissions étrangères n'étant pas dépourvues d'intérêt puisque quelques-unes d'entre elles consacrent à plusieurs reprises, au cours de la journée des émissions en langue française.

 

 

 

 

 

 

 

Recherche personnalisée